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Moua c'est skullpat et toi ?

1+1+1+1+1+1+1+1+...

La vie est un perpétuel recommencement. Autant vivre au présent donc. J'aimerais bien être témoin d'une scène tellement énorme qu'on n'oserait pas la mettre dans un film. Comme une deuxième improbable rencontre, vous voyez ce que je veux dire. J'y pense sans que cela ne soit qu'une obsession. Un amour inconditionnel reste magnifique après tout. C'est tout de même très beau d'avancer avec un cœur rempli d'amour. Je voudrais tant sécher tes larmes, moi qui apprends à ne plus en verser inutilement. Si tu me lis, penses-y.

Voilà c'est la rubrique perso, le courrier du cœur étalé sur la toile, l'exhibitionnisme sentimental. Mais j'avance et ça, ce ne sont point des foutaises, n'est-ce pas ?


Foutaises (Jean-Pierre Jeunet)

Fatigué, jour triste

Aujourd'hui c'est la journée de merde. Putain que je hais ce jour. Mauvaise humeur, souvenir du cher disparu. "Les gens naissent et meurent", ça prend tout son sens pour moi. Chié tiens, pourquoi l'autre taré en haut il dit jamais rien ? Pourquoi ce sont les cons qui parlent à sa place et qui beuglent comme des gros abrutis ?

La journée des pourquoi. Pourquoi c'est si dur ? Pourquoi un putain de jour comme ça c'est comme ça ? Pourquoi je suis encore tout seul à ne faire que taffer presque vingt-quatre heures par jour ? Pourquoi rien n'est simple ? Pouquoi je suis triste un jour où une personne normale devrait rire ? Pourquoi toi tu n'es pas là, si loin et si proche à la fois ? Pourquoi être ensemble parait irréel et même caduc pour certains ?
Pourquoi j'écris si mal depuis un bout ? Putain pourquoi je me pose autant de questions ? Putain pourquoi je dis tout le temps putain ?

Si je n'étais pas revenu de l'enfer déjà une fois, je crois que j'arrêterais tout, je débrancherais le cordon. Terminus, tout le monde descend, dernière station avant les choux. Mais non, la colère est un cadeau, je bouffe, je nique, je tue même s'il faut, dressé au combat par toi qui n'es plus. Tuer avant d'être tué, c'est un principe, ça s'appelle la survie je crois chez mes congénères. Tu me l'as appris, tu m'en voulais d'être faible, tu l'étais mais tu es immortel, vivant par-delà les souvenirs, caché entre les mots, je t'ai même vu jouer avec mes mains, je t'ai entendu t'énerver, j'ai senti ton sang couler, ton oxygène revenir dans mes cellules. Je suis un bout de toi malheureux. Mais vivant. Comme tu me l'as enseigné.

Je me suis relevé, je suis debout, rien ne m'a fait plier, pas même ton départ. Je suis fort, vaillant et indestructible. Putain je suis bien vivant, prêt à en découdre au bout du monde s'il le faut. Elle m'a aidé à me relever et tu m'as bien sermonné pour ne pas lui avoir rendu la pareille. A vos ordres Mon Capitaine, je dirigerai l'escouade et me ferai fort de prendre position sur l'ennemi. Il bat déjà en retraite.

Je suis bien crevé et vraiment triste, demain, ça ira mieux ...